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LE POINT DE VUE DE C.H.A.I

 

SUR LES GRANDS SUJETS D'ACTUALITE

France

Faurrisson en Prison ?

 

  

11Juillet 2006 le ministère public de la 17éme Chambre correctionnelle du Tribunal de Grande Instance de Paris requiert contre monsieur Robert Faurisson «  une année de prison ferme ou partielle, voire avec sursis » jugeant qu'à ce jour une sanction financière n'avait plus de raison d'être au vu des multiples récidives de ce dernier, accusé de remettre en cause l'existence de crimes contre l'humanité.

 

Le 3 février 2005 la chaîne gouvernementale Iranienne SFAR 1 diffusait une émission dont le titre à lui seul est tout un programme «le monde en question ».

L'émission commençait par un film, qui met en scène des israéliens en train de commettre des infanticides sur des enfants Palestiniens afin de leur prélever leurs organes pour les greffer sur des enfants israéliens.

La deuxième partie de l'émission est consacrée à un débat, sous forme d'entretien avec « un expert, un historien », en l'occurrence Robert Faurisson. Ce dernier a pour rôle de mettre à jour les « duperies de l'histoire » : après la fiction, la réalité !

Ses propos sont alors sans ambiguïté il va révéler au public iranien la plus grande duperie de l'histoire : « … Je voudrais vous dire ceci, il n'y a jamais eu aucune tentative d'extermination des juifs par les nazis. Les nazis ont recherché une solution finale territoriale à la question juive.

On dit toujours, solution finale, et on donne à entendre que ça signifie extermination. On ne donne jamais l'adjectif territorial.

Les nationaux socialistes partageaient avec les sionistes, au moins au début un idéal qui était celui d'installer les juifs quelque part dans le monde pour qu'ils ne soient plus des parasites, pour qu'ils aient un pays à eux.

 

C'est ainsi que les Allemands ont songé que peut être, les juifs pourraient s'installer à Madagascar, ou bien en Ouganda, à un moment même, ils ont pensé à la Palestine.

Et puis les nationaux socialistes ont renoncé à l'idée de la Palestine, et je cite le document où ils ont renoncé ; ce document dit qu'on ne peut pas installer les juifs en Palestine, à cause du noble et vaillant peuple arabe, on ne peut pas faire cela aux arabes.

Il n'y a jamais eu de politique d'extermination physique des juifs. Il était interdit de tuer des juifs, et toutes les images qu'on vous présente de cadavres dans les camps sont des images à quelques exceptions près de personnes qui sont mortes d'épidémies de typhus, qui ont fait de formidables ravages dans l'Europe en guerre.

Il y a donc un mensonge effroyable à prétendre qu'ils ont été tués.

D'autre part, on vous présente des fours crématoires ; comme si c'était la preuve que les allemands avaient voulu tuer les juifs. Pas du tout. Les fours crématoires étaient faits pour incinérer les cadavres, aussi bien de juifs que de personnes qui n'étaient pas juives, et même des personnes allemandes qui étaient mortes.

 

 

A Auschwitz en particulier, qui était un camp bâti sur un terrain possédant des marais, il était impossible d'enterrer les morts. Donc on les incinérait.

L'incinération était d'autant plus nécessaire qu'il y avait des risques d'épidémie. Et on a osé présenter Auschwitz comme un camp, où les gens auraient été d'abord gazés puis incinérés. Il n'a jamais existé une seule chambre à gaz d'exécution chez les allemands, pas une seule. Celles que l'on fait visiter à des millions de touristes à Auschwitz, n'a jamais été une chambre à gaz, ça a d'abord été ce que l'on appelle un dépositoire, c'est-à-dire une salle où l'on met les cadavres en attente de leur incinération dans une autre salle qui est à côté. Puis ça a été un abri anti aérien, avec une salle d'opération chirurgicale et deux chambres.

 

Par conséquent ce que des millions de touristes visitent à Auschwitz, c'est un mensonge, c'est une falsification, c'est une tromperie pour touristes… »

 

Trahi par la technologie

 

La chaîne de télévision Iranienne est diffusée par un réseau satellitaire, mais celle – ci n'a pas signé de convention avec la France. Toutefois, lorsque SFar1, émet son émission celle-ci est captée par nos petits écrans.

C'est ainsi que le CSA a porté plainte contre les propos de Robert Faurrison, pour déni d'existence de crime contre l'Humanité.

 

Le 11 juillet 2006 devant la 17éme chambre correctionnelle de Paris l'ambiance est tendue, le climat est lourd, la chaleur estivale ne venant que renforcer cette atmosphère.

A l'intérieur prend place un public d'approximativement 70 personnes. On retrouve là dans sa grande majorité tout le ban et l'arrière ban de l'extrême droite, du Front National aux Identitaires, des visages connus que l'on a déjà croisés lors du procès de l'éditeur d'Israël Shamir il y a plus d'un an au Tribunal de Grande Instance de Nanterre.

Le « héros du jour » a fait venir massivement ses affidés, jusqu' à Ahmed Rami promoteur et fondateur du site négationniste « Radio Islam ».

A peine 9 personnes venues principalement à l'appel de la LICRA (Ligue Internationale Contre le Racisme et l'Antisémitisme) prendront place dans le tribunal.

 

C'est donc dans une ambiance de défiance que se dérouleront pendant plus de 5 heures les débats.

Pour la Partie civil c'est Maître Christian Charrière- Bournazel de la LICRA qui plaidera principalement, toutefois il est accompagné ici par deux autres confrères, l'un représentant la LDH (ligue de défense des droits de l'Homme) l'autre le MRAP.

L'accusé est représenté par Maître Eric Delcroix, grand défenseur devant la justice du droit au négationnisme…

Ainsi Robert Faurisson et son avocat vont se répartir les rôles, pour le premier l'exposé idéologique, la négation du génocide des juifs, la négation de l'existence de la solution finale, pour le second la plaidoirie portera sur l'aspect purement juridique. Sur le fond Maître Eric Delcroix combat l'article 24 bis aliéna 1 de la loi du 29 juillet 1881 sur la presse  et Loi Fabius- Gayssot qu'il cherche depuis toujours avec acharnement à mettre à bas.

 

Le JEU DU CHAT ET DE LA SOURIS

 

L'interrogatoire que mène le Président du Tribunal est précis,  mais l'accusé interprète ici une « contorsion »intellectuelle qui relève du jeu du chat et de la souris : lorsque le tribunal l'interroge sur les conditions d'enregistrement, les lieux et date où il s'est déroulé, Robert Faurisson est pris d'amnésie, il ne se souvient plus des circonstances dans lesquelles l'enregistrement s'est produit.

 

A la question « vos propos ont-ils été enregistrés en direct ? »

Robert Faurisson répond : « c'est la question que je me pose ! Depuis novembre 2000, j'ai répondu à tellement d'entretiens de ce type que je ne peux apporter plus de précisions. De plus je  pensais que mes propos seraient traduits dans la langue du pays où ils seraient diffusés… »

Tactique qui lui permettait probablement de se soustraire à la justice.

 

Il ne se souvient  plus  non plus qu'on  lui ait précisé que la chaîne iranienne était une chaîne satellitaire, et que par conséquent ses propos pussent  être diffusés en France.

 

Par contre dès que le tribunal l'interroge sur le fond, sur ses propos, Robert Faurrison est capable de corriger  à la virgule près.

Quand le Président du tribunal l'interroge :

« Comment pouvez-vous avec une telle certitude corriger vos propos et ne plus vous souvenir avec précision des conditions d'enregistrement de cette émission »?

L'accusé s'énerveet répond : « posez-moi des questions claires et j'y répondrai » !

Et de préciser que s'il peut corriger les propos qu'on lui prête avec une telle précision, c'est que sur le fond il y retrouve effectivement le fil de sa pensée.

L'interrogatoire se poursuit mais n'apportera pas plus de précisions sur les conditions exactes de cet enregistrement, donc de cet entretien.

 

Puis Robert Faurisson prend la parole pendant plus de deux heures, il va avec rigueur et méthode affirmer et argumenter, qu'il n'y a jamais eu de volonté politique d'extermination des juifs par les Allemands, que l'utilisation de Ziglon b et l'existence des chambres à gaz ne sont que mensonges historiques, que l'utilisation d'acide sianidrique dans les conditions dans lesquelles on prétend que ce produit aurait été utilisé est scientifiquement impossible.

De plus les allemands ne disposaient ni des moyens financiers, ni d'une méthode adaptée à une extermination de masse, CQFD , tout ceci est bien une escroquerie historique.

Il est  aux yeux de son avocat Maître Eric Delcroix « Galilée confronté à l'Inquisition concernant cette question historique … ».

 

De son côté, avec conviction et rigueur Maître Christian Charrière Bournazel va démontrer que le négationnisme n'est qu'une forme nouvelle d'un antisémitisme séculaire. Il explique comment ces propos sont  l'expression contemporaine de l'antisémitisme traditionnel, celui de Barrès qui affirmait « que Dreyfus ait été capable de trahir, je le déduis de sa race ! » celui de Léon Bloy, de Maurras…

La lecture des propos de Robert Faurisson se passe de commentaires, ces propos consistent en réalité à accuser les juifs de mentir et d'inventer des malheurs imaginaires qu'ils  brandiraient pour en tirer partie et servir leurs intérêts.

Les affirmations de Monsieur Robert Faurrison font écho ici à ceux de Léon Bloy lorsqu'il assénait  dans son livre Le salut par les Juifs : « Et l'argent, ce métal infortuné devint une proie entre leurs griffes d'oiseaux des morts et l'âme des peuples à la longue s'encrassa de leur pestilence ».

Ainsi cette haine brute qui ne procède en réalité d'aucune argumentation, s'exprime comme si elle était la conséquence d'une évidence sur laquelle il n'y a même pas à s'arrêter.

Par conséquent  il n'y a rien à démonter, rien à justifier : le juif est haïssable !

Mais de ce tréfonds